Interview : Coralie Marabelle, finaliste du Festival d’Hyères 2014

Crédit : The Stimuleye

Crédit : The Stimuleye

Elle a enchanté Hyères avec sa collection. Gagnante du Prix du Public de Hyères, la styliste française Coralie Marabelle est l’une des finalistes du Festival International de Mode et de Photographie d’Hyères 2014. Après des études en école de commerce et des stages dans la mode, elle concourt pour le Festival d’Hyères.

Les tenues de Coralie Marabelle s’inspirent des tenues traditionnelles des bergers du nord de l’Iran. Ainsi, lors du défilé, les mannequins portent des chapeaux traditionnels. La styliste reprend les codes architecturaux pour réaliser de grandes épaules sur ses tenues. Elle intègre du plumetis et des perles, perfore certaines tenues, donne un effet de brillance sur le haut de ses vestes et de légèreté sur ses robes. On aperçoit des découpes dans le dos des robes, un short taille haute et des hauts texturés. Ces codes de couleurs sont clairs, bien qu’il y ait la présence de bleu marine et de vieux rose, pour continuer dans l’idée de légèreté et de fraicheur. Elle casse l’ensemble de sa tenue avec des baskets. Une collection très féminine qui m’a donné envie d’en savoir plus sur sa collection. Rencontre.

Votre parcours mode en trois mots.

Hermes, Margiela, McQueen.

Expliquez-nous le titre de votre collection « dream catcher ».

Le « dream catcher » c’est l’objet capteur de rêves qui associe beaucoup de forces à beaucoup de pouvoirs et, en même temps, quelque chose de très doux avec des plumes. C’est mélanger l’idée de ma collection qui est de jouer sur les contrastes. Jouer sur la force et la légèreté, la masculinité et la féminité car je suis partie d’un univers très masculin pour en faire quelque chose de très féminin.

CORALIE MARABELLE SHOWROOMJustement, vous vous appropriez des éléments vestimentaires traditionnels des bergers du nord de l’Iran. D’où vous est venue cette idée et qu’est-ce qui vous intéresse dans ces pièces ?

L’idée est venue quand je faisais des recherches sur la peau de mouton. Je suis tombée sur cette photo des tondeurs de moutons du nord de l’Iran. J’ai été fascinée par leurs grandes capes, très architecturales. J’ai été marquée par cette photo et ai décidé de faire des recherches sur le nord de l’Iran. J’ai été impressionnée par l’élégance qu’ils avaient pour aller tondre des moutons.

Du coup vous les avez travaillées sur vos pièces…

Oui j’ai gardé cette idée de formes très architecturales. J’ai utilisé des lainages très épais que j’ai associé à un travail de plissé que j’ai vu sur les danseuses du nord de l’Iran. Elles dansent avec de grandes jupes plissées. En regardant des photos de moutons, je voulais créer mes propres matières inspirées de la peau de mouton, d’où ces gros volumes et textures.

coralie marabelle

A travers vos créations, tentez-vous de casser les codes des genres féminin-masculin en adaptant des pièces masculines sur des tenues féminines ?

Oui, j’aime jouer sur les contrastes et oppositions, casser les barrières. J’ai beaucoup joué sur le masculin-féminin sur cette collection. Je suis partie d’une inspiration très masculine pour faire quelque chose de très féminin.

Sur cette tenue, quelle est cette matière au rendu moumoute ?

Alors ça c’est un cuir perforé et avec un fil de laine, je viens le sortir à chaque trou. Avec un crochet, ça fait comme un point bouclé en tricot, j’ai coupé toutes les boucles et je suis venue les peindre sur l’extrémité.

Crédits : Filep Montwary / Vogue.it

Crédits : Filep Montwary / Vogue.it

En regardant vos tenues, j’ai vraiment cette sensation qu’elles vont s’envoler !

Oui il y a l’idée de légèreté. D’ailleurs, mon parfum s’appelle « envolée parfaite », pour donner cette idée là.

Pouvez-vous me parler de vos baskets ?

Je me suis inspirée des chaussures traditionnelles du Kurdistan, qui sont comme les espadrilles blanches qui couvrent entièrement le pied. Ma collection est très sophistiquée. J’avais envie de casser cette attitude avec des baskets et, du coup, j’ai fait un travail d’ornementations sur les chaussures. Je les ai peintes en blanc, j’ai thermocollé un plumetis poilu dessus pour avoir ce côté texturé et j’ai brodé chaque perle sur chaque point. J’avais envie de garder cette idée de quelque chose qui couvre le pied alors j’ai ajouté ces carrés de cuir et de feutre.

Etre à Hyères aujourd’hui c’est…

Une superbe expérience !

Lilas-Apollonia Fournier

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