Chloë Howl, rencontre et confidences d’une chanteuse à succès

P1000628Elle n’a que dix-neuf ans mais a déjà un album devant elle. Elle, c’est Chloë Howl. La jeune britannique à la coupe courte et cheveux roux joue en session acoustique. Le collectif Stage of the Art l’a choisi pour ouvrir la cérémonie d’ouverture du 29ème Festival International de Mode et de Photographie d’Hyères, avec le soutien de Red Bull Studio. C’est une ambiance détendue qui règne dans les jardins de la Villa Noailles et les spectateurs, curieux, s’amassent pour voir la belle chanter.

Sa performance dure une trentaine de minutes. Elle interprète plusieurs compositions de son album éponyme dont « Rumour » et « No strings », les plus connues. Son visage est constellé de tâches de rousseurs, sa voix, grave et sensuelle. Classe, elle porte un tailleur et des accessoires signés Chanel. Fin du concert, Marie de Stage of the Art m’appelle : « Si tu veux faire l’interview, c’est maintenant ou jamais ! ». Je fonce. Je découvre Chloë, une fille sympa qui parle volontiers et rit de bon cœur. Nous nous installons derrière la Villa Noailles, au calme. L’interview peut commencer.

Quand ta carrière musicale a-t-elle commencé ?

J’ai commencé à chanter quand j’étais très très jeune. Quand j’ai eu 13 ans j’ai commencé à écrire des chansons et à 16 ans, j’ai signé un contrat avec une maison de disques.

Pourquoi as-tu nommé ton album « Chloë Howl » ?

A la base, durant les deux années où j’ai écris cet album, entre mes seize et dix-huit ans, je n’avais littéralement aucune idée de qui j’étais, ou même si j’étais assez courageuse pour le faire. Je n’avais aucune idée de ma capacité ou non à écrire des chansons et de poursuivre cette carrière. Pour moi, j’imagine que cet album parle des choses par lesquelles je suis passée, à propos de moi, essayer de me trouver alors que tous mes amis autour de moi s’étaient trouvés.

Quelle est l’histoire de ton album ? De quoi est-il question ?

Je parle de cette période entre mes seize et dix huit ans. L’album parle de cet âge, les choses que tu expérimentes. Tu vis vite, tu fais la fête, tu as des amourettes. Cela parle aussi de ce passage à l’âge adulte où tu réalises que tu fais des erreurs.

Ta chanson « Rumour » a eu un gros succès. Quand tu étais adolescente, as-tu souffert de rumeurs à l’école ?

J’ai très peu souffert des rumeurs à l’école. Je n’en avais rien à foutre. Les gens ne s’embêtaient pas à lancer des rumeurs sur moi car ils savaient que ça ne m’atteindrait pas. Quand je me suis coupée les cheveux, les gens commençaient à parler de ma sexualité. Mais c’est tout. Tous les autres comprenaient que j’allais bien, que ça ne m’embêtait pas.

Y a-t-il des artistes britanniques qui t’inspirent, comme des chanteurs ?

Au niveau des paroles, Amy Winehouse est une grande inspiration pour moi. Elle est très honnête quand elle parle. Elle m’a appris à toujours être honnête dans mes chansons parce que c’est comme ça que les gens pourront s’identifier ! Ça parle de quelque chose de vrai, de réel, que les gens connaissent. Si tu essaies de créer une situation, les gens ne pourront pas s’identifier car ce n’est pas quelque chose que tu auras vraiment ressenti.

Pour toi, la consécration se serait…

Jouer au festival Glastonburry. Ce serait génial !

Tu sembles accorder beaucoup d’importance à tes tenues. Je vois d’ailleurs que tu portes du Chanel. Est-ce que tu penses qu’il y a un lien entre la mode et la musique ?

Oui il y a un lien extrêmement fort. Mods, punk, skinhead, même les beaufs, on peut reconnaître ce qu’ils écoutent par rapport à ce qu’ils portent. Le style et la musique sont liés. On reconnaît un punk à son jean déchiré et il va écouter du hardrock. Aujourd’hui avec Internet et le fait que tout soit connecté, le public prend constamment des photos des pop stars en concert. C’est devenu encore plus important d’avoir une image qui colle à ton style.

Jouer à Hyères aujourd’hui c’est…

C’est intéressant parce que je n’avais jamais joué dans un festival qui est centré sur autre chose que la musique. (Rires)

 

Propos recueillis et traduits par Lilas-Apollonia Fournier
Aide à la traduction : Margaux Priou
Un grand merci à Chloë Howl et Stage of the Art

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