12 years a slave

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12 years a slave était annoncé comme l’un des meilleurs films de 2014. Steve McQueen nous conte l’histoire de Salomon Northup, homme noir libre vivant dans le nord des Etats-Unis qui, en 1841, se fait kidnapper et vendre comme esclave en Louisiane. Cette histoire terrifiante et touchante est tirée de faits réels. Mais qu’en est-il du film ? 

Une belle réussite

La sélection de très bons acteurs lors du casting est l’une des clés de réussite de 12 years a slave. J’ai aimé la présence de l’acteur Paul Dano qui se réinvente à chaque nouvelle production. Mais c’est surtout Chiwetel Eijofor et Michael Fassbender que l’on peut acclamer, tant leur jeux est poignant. Quant aux décors, les paysages de Louisiane sont saisissants. Entre marécages et champs de coton, on se délecte de ces plans larges qui sont à couper le souffle. Autre réussite notable de ce film, la manière dont Steve McQueen présente son personnage. Les spectateurs découvrent Salomon en homme libre. Quand ils comprennent que Salomon ne pourra s’échapper de cet enfer, ils sont aussi ébranlés que lui. Douze ans d’esclavagisme, de tyrannie, d’insultes et de coups mais aussi de rencontres. Tous les hommes blancs n’ont pas les mêmes convictions au sujet du peuple noir.

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Hollywood trahit Hollywood

12 years a slave dure plus de deux heures. Dès le départ, le rythme est prenant mais le film finit vite par s’essouffler. Ce n’est pas tant les longueurs de certains plans ou scènes qui sont gênantes, mais bien cette attente du spectateur à ce que le sujet soit étoffé. Des costumes bien trop propres pour avoir une quelconque crédibilité, Hollywood se trahit avec son infini volonté de produire un long-métrage parfait. Outre les costumes, c’est surtout la mise en scène qui laisse à désirer. Peur de ne pas plaire à une certaine partie du public ? Loin de prôner la violence, il me semble que le film est trop gentillet malgré certaines scènes de torture. Regrettable est le choix du réalisateur qui a voulu se centrer sur le rapport maître-esclave et qui a fini par délaisser le quotidien de ces esclaves condamnés aux travaux forcés et autres humiliations. Malgré cette histoire terrible, je n’ai pas versé une larme. C’est dire à quel point la fin est ratée.

Lilas-Apollonia Fournier

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3 réponses à “12 years a slave

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