Le géant égoïste : L’humanité au devant de la scène

LE+GEANT+EGOISTE

Tout est susceptible de rapporter de l’argent. Voilà l’une des leçons que l’on tire en regardant Le géant égoïste. A la croisée de Ken Loach et d’Oscar Wilde, ce long-métrage britannique raconte le destin tragique de ces enfants de Bradford. 

Une amitié à toute épreuve

La pluie qui résonne sur le toit. Le bruit des sabots qui martèlent le sol. Une lumière bleutée envahit le paysage. Arbor et Swifty, deux gamins d’environ treize ans,  vivent dans un quartier populaire où ciel brumeux, zone industrielle et maisons misérables aux briques rouges constituent leur paysage. A travers Le géant égoïste, la misère, l’amitié mais aussi la violence sont récurrentes et frappent les personnages principaux.

Cependant, le film se penchera sur Arbor, cet enfant instable et violent qui doit prendre quotidiennement des médicaments pour calmer ses crises nerveuses. C’est dans un milieu hostile qu’il grandit, entre un frère drogué et une mère impuissante. Plus adolescent qu’enfant, il souhaite payer les dettes de son frère qui dépense l’argent de la famille dans ses doses. Mais il garde une certaine fragilité d’enfant, en se laissant berner par des adultes qui l’exploitent. Ce garçon qui se moque des lois fascine. L’amitié qui unit Arbor et Swifty est sans égal.  Le géant égoïste dessine un portrait magnifique de ces jeunes adolescents.

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« Un monde tristement industriel et pauvre »

Mike Eley, le directeur photographique, a fourni un formidable travail. Des couleurs brutes, sombres, entre le bronze, le gris et le rouge brique. Il travaille les nuances afin de présenter un monde tristement industriel et pauvre. Arbor et Swifty baignent dans un univers gris, froid, qui attriste les spectateurs sur les conditions de vie de ces derniers où les seules couleurs vives sont le bleu d’un survêtement et l’orange des machines.

Un film fort, égoïste et assassin, qui vous surprend et vous violente telle une décharge électrique. Il dénonce ces personnes que l’on peut croiser parfois dans la vie qui, avides de pouvoir et d’argent, exploitent et manipulent les plus faibles. Face aux nombreux conflits et problèmes sociétaux, la réalisatrice Clio Barnard montre la vulnérabilité de ces enfants. Immanquablement, la violence engendre la violence.

 Lilas-Apollonia Fournier

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