Mr Nobody : Critique

Mr Nobody

Ce film est sorti il y a quatre ans, mais il est si spécial que je voulais en parler sur le blog.

J’adore les films esthétiques. C’est l’un de mes critères lorsque je regarde un film. Il y a peu, je pensais m’orienter dans le domaine du cinéma, et plus particulièrement dans le rôle de directrice photographique. J’ai changé d’orientation, mais là n’est pas le propos.

Bien que le scénario soit essentiel pour beaucoup de personnes, l’image est particulière. C’est elle qui dicte une certaine sensibilité. Mr Nobody est indéniablement un film génial pour deux raisons, pour son axe choisi sur la beauté de l’image, mais également pour son scénario atypique qui pousse la réflexion du spectateur.

Toute l’histoire du film repose sur une idée absurde. Celle de laisser un enfant de neuf ans décider de sa vie à la place de ses parents. Mais laquelle ?

Diane Kruger & Jared Leto

Diane Kruger & Jared Leto

Le dynamisme du film vous prend aux tripes et, sans relâche, vous ne cessez de vous interroger sur le sens de ces vies mêlées, de cet homme énigmatique que l’on connait sans pouvoir le définir. On apprend à connaître Mr Nobody alias Némo, du plus jeune âge à sa mort.

Interprété avec succès par Jared Leto, connu pour son rôle dominant dans Requiem for a dream, le personnage est aussi perdu que le spectateur. Notre vie est faite de choix. Qu’adviendrait-il si l’on prenait telle décision et non une autre ? Voilà toute la réflexion de ce long-métrage, entre deuil, amour, et autres bouleversements. L’actrice qui m’aura le plus impressionnée est Sarah Polley. Son jeu de rôle est saisissant. Son angoisse réussit à traverser l’écran, à nous toucher au plus profond de nous-mêmes.

Le film semble parfois s’orienter vers la science fiction et le fantastique, mais ce n’est rien d’autre que les multiples possibilités de la réalité. L’enfant Nobody conçoit sa vie telle une maquette. Le vieillard reconstitue le puzzle qu’est sa vie, et le spectateur impuissant, subit. On passe d’une existence préfabriquée à une existence tourmentée. Notre esprit se laisse embarquer dans ce tumultueux voyage. Le directeur artistique maîtrise chaque détail à la perfection. Chaque époque a ses codes couleur. Le futur est surréaliste et glaçant, avec son omniprésence de blanc, tandis ce que l’enfance de Némo fait place aux couleurs pop et motifs kitchs. La seule critique que l’on pourrait reprocher au réalisateur, Jaco Van Dormael, est la longueur de son œuvre (2H30 tout de même).  

Lilas-Apollonia Fournier

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2 réponses à “Mr Nobody : Critique

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