Shokuzaï : Portrait d’une violence sous toutes ses facettes

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Synopsis : Quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Asako, la mère d’Emili, désespérée de savoir le coupable en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde : si elles ne se rappellent pas du visage du tueur, elles devront faire pénitence toute leur vie.

« Shokuzai« , en japonais, signifie « pénitence« . C’est autour de ce mot que l’histoire prend son sens. Celles qui voulaient se souvenir et Celles qui voulaient oublier ont d’abord été diffusés en cinq épisodes à la télévision japonaise.  

Kiyoshi Kurosawa, le réalisateur, présente le portrait de ces quatre fillettes, quinze ans après le drame. La sentence de la mère poursuit les témoins jusqu’à les ronger de culpabilité.

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Shokuzai, c’est une histoire dramatique sur la descente aux enfers de ces quatre petites filles, qui ne grandiront jamais. Un rapport à l’enfance toujours présent, délicat et brut à la fois. Ces quatre témoins, victimes de la malédiction d’Asako, finissent par devenir juges.

Dans la deuxième partie, Shokuzai : celles qui voulaient oublier, le chapitre trois est sensationnel. Peut-être même celui que je préfère, tant l’innocence et l’horreur subjuguent le spectateur.

Chapitre III

Chapitre III

Cette histoire serait presque universelle. C’est ce que j’ai ressenti en observant la tournure des évènements. Vengeance, meurtre, rédemption, la vie des personnages ne cesse d’être tourmentée. Le film est à la fois touchant et angoissant. Le spectateur tente de comprendre le mutisme de ces femmes. Inexorablement, on plonge dans la société japonaise que l’on connait si peu et qui, ponctuée d’une extrême violence, étonne, effraie, glace le sang.

Sur le plan technique, on salue le travail du directeur photographique et ses jeux d’éclairages. La musique est un des éléments essentiels du film. Une composition qui embrouille le spectateur pour mieux lui cracher sa violence au visage. Chaque actrice interprète son rôle avec brio.

Finalement, aucun personnage n’est épargné. Ces deux longs-métrages n’ont rien à envier aux séries télévisées. Bien plus beau, plus fort, plus majestueux, Kurosawa signe un chef d’œuvre où le spectateur, impuissant, fait face à l’inhumanité. 

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